Archive pour février 2012
Chanter le mot « Dieu » est-il dangereux?
Mercredi 22 février 2012Suite à la polémique de la semaine dernière concernant un enseignant de l’école Saint-Gabriel-Lalement de Sorel, je vous reproduis ici certaines réactions lues dans les médias…
Sophie Durocher, Journal de Montréal:
HOSTIE ET TABERNACLE
Plutôt que de tenter de balayer la religion sous le tapis parce qu’ils ne savent pas comment en parler, les professeurs frileux devraient au contraire encourager leurs étudiants à en savoir plus sur cet aspect de leur culture.
Je prendrais les étudiants de Sorel-Tracy et je les emmènerais faire un tour 56 kilomètres plus loin au Musée des religions du monde de Nicolet.
On y présente, jusqu’en septembre 2012, Tabarnak : l’expo qui jure. Ils verraient des objets religieux dont ils ne connaissent même pas l’existence depuis que les églises sont désertées : des ciboires, des calices, des hosties et des tabernacles. Ils comprendraient que même en essayant de se débarrasser de notre passé religieux, celui-ci nous colle à la peau. Et nous définit, qu’on le veuille ou non. Même si ça nous met en calvaire.
Bonne idée, d’amener les élèves au Musée pour qu’on traite du sujet!
Pierre Foglia, dans La Presse:
Il a raison, le prof de Sorel. Dieu ne réunit pas ceux qui s’aiment. Dieu ne réunit pas les amants adultères. Dieu ne réunit pas les amoureux de même sexe. Dieu ne réunit pas les jeunes étudiantes pubères avec leur vieux professeur de philosophie. Dans le plus beau roman d’amour à avoir jamais été écrit, Dieu n’a pas réuni Anna Karénine et le colonel Vronski, ils s’aimaient comme des fous pourtant, mais elle était déjà mariée, la salope, et elle avait un enfant. Dieu ne réunit pas les divorcés, Dieu réunit ceux qui s’aiment à condition qu’ils suivent des cours de préparation au mariage et qu’ils promettent de ne pas employer de moyens contraceptifs.
Annie Morin, dans Le Soleil, y va d’un reportage inusité:
L’Église catholique de Québec a tourné à son avantage la controverse entourant la disparition de la dernière phrase de L’hymne à l’amour d’Édith Piaf dans un travail scolaire. Elle s’en est fait un slogan – «Dieu réunit ceux qui s’aiment» – dans une publicité publiée vendredi dans Le Soleil et le Journal de Québec et reprise à travers le monde.
Reconnaissant dans un communiqué de presse que cette phrase «n’est attachée à aucune forme de religion», les paroisses de Québec affirment néanmoins qu’elle «exprime une réalité partagée par tant de femmes et d’hommes depuis la nuit des temps, l’idée d’un Dieu bon qui nous veut heureux».
Jasmin Lemieux-Lefebvre, directeur des communications à l’Église catholique de Québec, a raconté que l’idée de surfer sur l’actualité est venue à l’heure du dîner, jeudi.
À ce moment, la décision d’un enseignant de Sorel-Tracy de censurer le grand succès de Piaf enflammait les esprits à l’Assemblée nationale.
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Et après tout ça, certains osent-ils encore douter de la pertinence du Musée des religions du monde?
Mathieu, pour l’équipe du Musée.
Nouvelle exposition: Le don
Lundi 20 février 2012Du 2 février au 6 mai, le Musée des religions du monde présentera une exposition originale qui marie l’art contemporain à la religion, intitulée Le don. Créée par Geneviève Lebel, une jeune artiste drummondvilloise, l’exposition présente différentes facettes du don à travers trois scènes.
(crédit: Le Nouvelliste)
Le premier ensemble est orienté autour du thème de la communion qui commémore le sacrifice.Cette création, sortie droit de son imaginaire et de sa perception du don, est confectionnée d’une collection d’offrandes, d’objets hétéroclites, parfois religieux, parfois profanes. Ces agencements d’antiquités, d’objets du quotidien ou d’histoire naturelleproposent une réflexion poétique sur ce qui est donné de part et d’autre. Le deuxième ensemble met en scène le sacrement du mariage. À travers une robe de mariée qui se déploie, Geneviève Lebel met en œuvre sa vision du don de soi à travers l’amour.Finalement, la dernière scène est celle de l’abandon total qui se traduit dans différentes sculptures que corps humains qui s’élèvent du sol et qui représentent l’offrande et le dévouement total.
Cette magnifique exposition empreinte d’émotions sera présentée jusqu’au 6 mai prochain.
Source: Marie-Josée Savard, agente de communication








