Pâque juive

13 mars 2012

Mercredi soir aura lieu une activité sur invitation organisée en collaboration avec le Congrès juif canadien.  Vous  voulez savoir ce que c’est? Et bien voici! Je vais vous reparler de la soirée après l’événement, mais pour savoir de quoi il en retourne, lisez bien ce qui suit!

(tiré de Wikipedia)

Traditionnellement, les Juifs utilisent un plateau spécifique à l’occasion du Séder ; celui-ci doit comporter les sept éléments suivants:

  1. Trois Matsoth, du pain azyme, disposées l’une au-dessus de l’autre, chacune couverte séparément ;
  2. du Karpass, des herbes vertes (céleri, persil, radis…) ;
  3. de l’eau salée pour rappeler le goût des larmes des enfants d’Israël pendant leur esclavage ;
  4. du Maror, des herbes amères, pour rappeler l’amertume de la vie en Égypte (romaine, laitue, endives, raifort…) ;
  5. de la ‘Harosset, un mélange fait à base de pommes, noix et cannelle dans du vin, symbole du mortier utilisé par les esclaves hébreux pour la fabrication des briques ;
  6. Zeroa : un os avec un peu de viande, grillé sur des braises pour rappeler le sacrifice de l’agneau pascal à l’époque du Temple de Jérusalem ;
  7. Beytsa : un œuf dur, en souvenir de la destruction du Temple de Jérusalem.

Tout au long du récit de l’Exode, ces aliments sont utilisés comme symboles pour rappeler différents aspects de l’histoire rapportée par la Torah. Quatre coupes de vin (ou jus de raisin) sont bues par chaque convive à des moments spécifiques du Séder.

 

Un riche dîner est également servi pendant le Séder. On dresse la table la plus belle possible, en signe de liberté.

 

Déroulement de la soirée:

La Haggada indique la procédure à suivre pour la soirée qui consiste en 15 étapes :

  1. Kadeshקדש : on récite la bénédiction du Kiddoush autour de la première coupe de vin ;
  2. Our’hatzורחץ : tous se lavent les mains sans bénédiction, avant de manger le Karpass trempé dans l’eau, car on fait la nétila sans bénédiction avant de manger des aliments trempés dans des liquides. Il existe un signe pour se rappeler ces liquides : yad chah’at dam - יד שחט דם ce sont les initiales de יין-vin, דם-sang, שמן-huile, חלב-lait, טל-rosée, דבש-miel, מים-eau ;
  3. Karpassכרפס : les convives mangent du Karpass trempé dans de l’eau salée ;
  4. Ya’hatzיחץ : on casse en deux la seconde matza dont on garde la plus large moitié en tant qu’Afikoman pour la fin du repas ;
  5. Maggidמגיד : récit de l’histoire de l’Exode. Le plus jeune convive montre son intérêt en posant quatre questions traditionnelles ; seconde coupe de vin ;
  6. Ro’htzahרחצה : tous les convives se lavent les mains, netilat yadayim avec bénédiction ;
  7. Motziמוציא : On récite la bénédiction המוציא לחם מן הארץ sur les trois matzot (la moitié entre les deux entières) ;
  8. Matzaמצה : puis on lâche la matsa inférieure et on récite la bénédiction על אכילת מצה ;
  9. Marorמרור : on mange des herbes amères trempées légèrement dans la h’arosset ;
  10. Kore’hכורך : on déguste la matza et les herbes amères ensemble, selon la coutume de Hillel l’Ancien ;
  11. Choul’han Ore’hשולחן עורך : la table servie, les convives mangent le repas ;
  12. Tzafounצפון : on mange l’Afikoman pour marquer la fin du repas ;
  13. Bare’hברך : bénédictions qui suivent le repas et troisième coupe de vin ;
  14. Hallelהלל : lecture du Hallel, texte lu traditionnellement lors des fêtes juives, et quatrième coupe de vin ;
  15. Nirtzaנירצה : conclusion du Seder autour de chants symboliques.

 

On s’en reparle!

 

Mathieu, pour l’équipe du Musée.

La fin de Colle, papier, ciseaux

12 mars 2012

C’est presque terminé! Les sculptures de Claude Lafortune attendent leurs derniers visiteurs. Après une semaine de relâche endiablée, où la présence de M. Lafortune a fait fureur et où des dizaines de familles sont venues expérimenter le mandala de sable et visiter les salles, les sculptures seront bientôt sur leur départ. Nous allons les emballer et les livrer à un autre endroit, où elle retrouveront la lande de leur créateur dans une nouvelle salle d’exposition.

Où et quand? Les informations vous seront livrées sous peu.  Toutefois, la version itinérante de l’exposition ne comportera pas toutes les pièces exposées au Musée des religions du monde.

Votre dernière chance de voir l’exposition compète est d’ici le 23 mars: l’exposition sera démontée le 24 mars. À 17h00, le 23 mars,  Colle, papier, ciseaux brillera une dernière fois avant sa mise en caisse.

 

Mathieu, pour l’équipe du Musée.

Chanter le mot « Dieu » est-il dangereux?

22 février 2012

Suite à la polémique de la semaine dernière concernant un enseignant de l’école Saint-Gabriel-Lalement de Sorel, je vous reproduis ici certaines réactions lues dans les médias…

 

Sophie Durocher, Journal de Montréal:

HOSTIE ET TABERNACLE

Plutôt que de tenter de balayer la religion sous le tapis parce qu’ils ne savent pas comment en parler, les professeurs frileux devraient au contraire encourager leurs étudiants à en savoir plus sur cet aspect de leur culture.

Je prendrais les étudiants de Sorel-Tracy et je les emmènerais faire un tour 56 kilomètres plus loin au Musée des religions du monde de Nicolet.

On y présente, jusqu’en septembre 2012, Tabarnak : l’expo qui jure. Ils verraient des objets religieux dont ils ne connaissent même pas l’existence depuis que les églises sont désertées : des ciboires, des calices, des hosties et des tabernacles. Ils comprendraient que même en essayant de se débarrasser de notre passé religieux, celui-ci nous colle à la peau. Et nous définit, qu’on le veuille ou non. Même si ça nous met en calvaire.

 

Bonne idée, d’amener les élèves au Musée pour qu’on traite du sujet!

 

Pierre Foglia, dans La Presse:

 

Il a raison, le prof de Sorel. Dieu ne réunit pas ceux qui s’aiment. Dieu ne réunit pas les amants adultères. Dieu ne réunit pas les amoureux de même sexe. Dieu ne réunit pas les jeunes étudiantes pubères avec leur vieux professeur de philosophie. Dans le plus beau roman d’amour à avoir jamais été écrit, Dieu n’a pas réuni Anna Karénine et le colonel Vronski, ils s’aimaient comme des fous pourtant, mais elle était déjà mariée, la salope, et elle avait un enfant. Dieu ne réunit pas les divorcés, Dieu réunit ceux qui s’aiment à condition qu’ils suivent des cours de préparation au mariage et qu’ils promettent de ne pas employer de moyens contraceptifs.

 

Annie Morin, dans Le Soleil, y va d’un reportage inusité:

L’Église catholique de Québec a tourné à son avantage la controverse entourant la disparition de la dernière phrase de L’hymne à l’amour d’Édith Piaf dans un travail scolaire. Elle s’en est fait un slogan – «Dieu réunit ceux qui s’aiment» – dans une publicité publiée vendredi dans Le Soleil et le Journal de Québec et reprise à travers le monde.

Reconnaissant dans un communiqué de presse que cette phrase «n’est attachée à aucune forme de religion», les paroisses de Québec affirment néanmoins qu’elle «exprime une réalité partagée par tant de femmes et d’hommes depuis la nuit des temps, l’idée d’un Dieu bon qui nous veut heureux».

Jasmin Lemieux-Lefebvre, directeur des communications à l’Église catholique de Québec, a raconté que l’idée de surfer sur l’actualité est venue à l’heure du dîner, jeudi.

À ce moment, la décision d’un enseignant de Sorel-Tracy de censurer le grand succès de Piaf enflammait les esprits à l’Assemblée nationale.

 

***

Et après tout ça, certains osent-ils encore douter de la pertinence du Musée des religions du monde?

 

Mathieu, pour l’équipe du Musée.